Et si l’on rajoutait de la bienveillance dans nos processus de recrutements ?

Le recrutement met en scène un candidat au projet professionnel plus ou moins construit et une entreprise à la recherche du bon profil répondant à son besoin. Ces 2 acteurs aux enjeux parfois contradictoires sont pour moi – consultante en recrutement – aussi importants l’un que l’autre.

Et c’est bien pour cela que j’ai décidé d’être bienveillante envers eux deux !

Intriguant n’est-ce pas ? Je m’explique…

Je n’ai pas pris de vacances cet été. Si vous faites partie de mon entourage, vous le savez sûrement. Pour être complètement sincère, tout le monde est au courant ! Mes collègues au sein de mon cabinet de recrutement, mes clients, mes candidats. Je l’annonce en général dès le début de la conversation et je termine la discussion par un soupir empli de désespoir…

Tout ça pour vous dire que j’ai entamé la semaine de la rentrée d’une humeur exécrable. Si vous lisez mes articles alors vous savez déjà que mon humeur a un impact significatif sur mes performances et sur celles de mes équipes.

J’ai donc décidé de ne pas me laisser abattre !

Dernièrement, j’ai lu le livre de David D Burns « Être bien dans sa peau ». Cet ouvrage, dont je vous conseille vivement la lecture, explique les principes fondamentaux de la thérapie cognitive.

Vous ne voyez pas le rapport avec mon problème ? J’y viens.

Selon David D Burns, ce n’est pas l’événement qui induit notre humeur mais bien notre interprétation. Ce n’est pas le fait de ne pas avoir de vacances qui me met de mauvaise humeur. C’est le dialogue interne que je tiens en permanence qui me fait sentir mal.

Alors comment faire pour changer la fréquence de ma radio personnelle ?

Figurez-vous que le meilleur moyen d’oublier ses problèmes, c’est de se tourner vers les autres. Et vous vous en doutez, j’ai une étude qui le prouve !

Des psychologues de l’université de Riverside en Californie ont effectué un test au sein de l’entreprise Coca Cola Iberia à Madrid. Ils ont sélectionné 88 salariés, séparés en 3 groupes : « les donneurs », « les receveurs » et le « groupe de contrôle ». Les donneurs ont reçu comme instruction d’effectuer 5 actions bienveillantes par jour pendant 4 semaines envers « les receveurs ».

Les résultats sont étonnants !

« Receveurs » et « donneurs » se sont sentis à court terme plus connectés envers leurs collègues, plus motivés et plus sûrs de leurs compétences par rapport au « groupe de contrôle ». A long terme, ils se sont dits moins déprimés et plus satisfaits de leur job et de leur vie de manière générale. Mais ce qui est encore plus remarquable, c’est l’effet boomerang : « les receveurs » ont augmenté considérablement le nombre de leurs actions bienveillantes réalisées spontanément envers leur entourage !

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur cette étude, c’est par ici.

C’est donc ce que j’ai décidé de faire dans mon activité de recrutement au quotidien : Agir de manière bienveillante, notamment envers les candidats avec lesquels je discute tous les jours, mais également avec mes clients.

Plus précisément, j’ai suivi un conseil concret prodigué par un serial entrepreneur de la Silicon Valley, Adam Rifkin.

Et l’idée est très simple. Il s’agit de prendre 5 minutes par jour pour rendre service. Ça peut être aussi simple que prodiguer des conseils désintéressés à un candidat que j’accompagne pour son recrutement – y compris si c’est contraire à l’intérêt de mon cabinet -. Ça peut consister également à partager vos connaissances sur un sujet qui vous passionne ou recommander une personne dont vous appréciez les compétences et le professionnalisme – en dehors de toute mission de recrutement-.

Si cette histoire vous a intéressé et que vous souhaitez en savoir un peu plus, je vous oriente vers le Ted-talk d’Adam Grant : https://www.ted.com/talks/adam_grant_are_you_a_giver_or_a_taker?language=fr.

Cela m’aura pris moins de cinq minutes !

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